jeudi 6 décembre 2018

mardi 4 décembre 2018

Le dépôt légal

Qu'est-ce que le dépôt légal ? A quoi sert-il ? Où déposer son oeuvre ? Comment ? Que risque-t-on si on ne dépose pas légalement son œuvre ? Quelles mentions doivent figurer sur son œuvre ? Telles sont les questions auxquelles je vais essayer de répondre.

Remarque :
Cet article ne concerne que les auteurs auto-édités. Si votre livre est édité par un éditeur, c'est ce dernier qui se charge du dépôt légal.


Qu'est-ce que le dépôt légal ?

Le dépôt légal est très ancien puisqu'il a été mis en place par l'ordonnance de Montpellier du 28 décembre 1537.
Le dépôt légal est l'obligation pour tout éditeur, imprimeur, producteur, importateur, de déposer chaque document qu'il édite, imprime, produit ou importe, à l’un des organismes dépositaires du dépôt légal :
  • la Bibliothèque nationale de France,
  • l’Institut national de l’audiovisuel,
  • le Centre national du cinéma et de l’image animée,
  • les bibliothèques habilitées par arrêté du ministre chargé de la culture.


A quoi sert le dépôt légal ?

Le dépôt légal sert à archiver toutes les œuvres, même étrangères, qui sont éditées, produites ou diffusées en France afin de conserver la mémoire du patrimoine culturel.


Où déposer son oeuvre ?

Ici, je ne m'intéresse qu'aux livres. C'est la Bibliothèque nationale de France (BnF) qui se charge de répertorier les œuvres littéraires, périodiques...


Comment déposer mon oeuvre ?

Le dépôt commence par une déclaration en ligne sur le site https://depotlegal.bnf.fr/login.do.
Après vous être inscrit, vous devez compléter un formulaire complet sur votre livre.
Vous devez ensuite envoyer 1 exemplaire imprimé de votre roman. L'envoi est gratuit : vous n'avez pas besoin de timbrer votre enveloppe.
Vous pouvez suivre le traitement de votre dépôt sur le site https://depotlegal.bnf.fr/.


Quels sont les risques de ne pas déposer son oeuvre ?

Le dépôt légal est régi par les articles L131-1 à L133-1 et R131-1 à R133-1 du code du patrimoine.
L'article L133-1 définit la sanction en cas de non-dépôt :
Le fait, pour toute personne mentionnée à l'article L. 132-2, de se soustraire volontairement à l'obligation de dépôt légal est puni d'une amende de 75 000 euros.


Quelles mentions doivent figurer sur son œuvre ?

Attention : La date du dépôt légal doit figurer sur votre oeuvre.
Je vous renvoie sur mon article Comment concevoir l'intérieur de votre roman (2/2) pour en savoir plus.

Je pense avoir fait le tour de la question. Vous savez maintenant quoi faire quand votre roman est terminé et que vous le publiez.

samedi 1 décembre 2018

Critique : Notre petit secret de Roz Nay

La critique de la semaine sur Lectusical : Notre petit secret.
Notre petit secret est un thriller de Roz Nay.

En quelques mots

Angela est interrogée par la police : la femme de son ex petit ami a disparu, et l'inspecteur Novak est persuadé qu'elle en sait davantage qu'elle ne veut bien le dire. Alors, encouragée par Novak, Angela va raconter son histoire. Une histoire qui commence dix ans plus tôt, au lycée de Cove, dans le Vermont, par sa rencontre avec HP, en qui elle reconnaît son âme sœur. Mais le récit d'Angela va révéler un sombre écheveau de trahisons et de pulsions destructrices, au cœur d'un troublant triangle amoureux.

jeudi 29 novembre 2018

jeudi 22 novembre 2018

mardi 20 novembre 2018

La moitié, la plupart, la dizaine, la foule : Comment accorder le verbe ?

Petite leçon d'orthographe aujourd'hui : Comment accorder le verbe avec la moitié, la plupart, la dizaine, la foule, ...

Les fractions comme la moitié

Quand on utilise une locution correspondant à une fraction comme la moitié, le tiers, les deux tiers, les trois quarts, ..., l'accord du verbe se fait avec la locution et non avec le complément qui l'accompagne.
Exemples :
La moitié des gens a payé des impôts.
Les deux tiers des gens ont peur devant un ours (sauf s'il est en peluche).


Les locutions comme la plupart

Avec la plupart de, le verbe s'accorde en genre et en nombre avec le complément.
Exemples :
La plupart des gens l'écoutent.La plupart du gâteau est moisi.
Si la plupart est utilisée seule, le verbe se met au masculin pluriel.
Exemple :
La plupart n'écoutent pas.
La règle est identique avec les locutions : beaucoup de, peu de, bien des, assez de, trop de, tant de, combien de.


La dizaine, la quinzaine, la centaine

Ici, la règle se complique un peu puisqu'on peut accorder le verbe soit au singulier, soit au pluriel en fonction de l'accent qu'on veut mettre sur le collectif ou non.
Ainsi :
La dizaine de personnes rassemblées dans la maison discutent : on insiste sur les personnes.
Par contre :
La dizaine de personnes rassemblées dans la maison est attentive : on insiste sur le collectif.
Il en sera de même avec les locutions : la foule de, la multitude de, la majorité de, la poignée de, le tas de.

J'espère que ce petit rappel orthographique vous sera utile.
N'hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux.

lundi 19 novembre 2018

Les formes courtes

Savez-vous ce qu'est la twittérature ? Non. Je vous propose de le découvrir aujourd'hui ainsi que d'autres formes courtes.


La nouvelle

C'est certainement la forme courte la plus connue. Pourtant, certaines nouvelles sont dignes de véritables romans de part leur longueur.
En France et dans la francophonie, la nouvelle est plus une question de conception que de longueur. La nouvelle se différencie du roman par le fait qu'elle ne se rapporte qu'à un événement, là où le roman en développe plusieurs.
Par contre, pour les Américains, la longueur est importante. Ils distinguent ainsi 3 types de nouvelles :
  • La short story qui compte moins de 7 500 mots,
  • La novelette pour les histoires de moins de 17 499 mots
  • La novella pour les histoires de moins de 40 000 mots.
Quelques nouvelles célèbres :
  • Boule de suif de Guy de Maupassant
  • Les Aventures de Sherlock Holmes de sir Arthur Conan Doyle (recueil de nouvelles)


La micronouvelle

La micronouvelle est un récit très court de l'imaginaire. L'ancêtre de la micronouvelle était la microfiction.
La longueur standard de la micronouvelle est de moins de 1 000 caractères, espaces compris.
L'une des micronouvelles les plus courtes est El Emigrante de Luis Felipe Lomeli :
« ¿Olvida usted algo?
- ¡Ojalá! »
(« Oubliez-vous quelque chose ? - Pourvu que oui !»)


La fiction soudaine

Il s'agit d'un récit de moins de 750 mots.


Le dribble et le drabble

Le dribble comprend exactement 50 mots alors que le drabble en compte exactement le double.
Ce sont donc des micronouvelles très restrictives car le nombre de mots doit être exact.


Le fragment

C'est une forme littéraire très ancienne puisqu'on en trouve dès les 2ème et 3ème siècles.
C'est un très court texte en prose. Certains le considèrent comme l'ancêtre de la micronouvelle.
Des écrivains comme Blaise Pascal ou Henri Michaux s'y sont essayés.
Quelques recueils de fragments :
  • Cahiers de Paul Valery.
  • Poteaux d'angle d'Henri Michaux.


La twittérature

La twittérature est née avec Twitter. Elle repose sur 2 éléments : la contrainte de 280 caractères imposés par le réseau social (140 avant 2017) et le fait que le récit est déposé sur Twitter.
Avant 2017, le réseau ne permettait de produire que des tweets d'au maximum 140 caractères. Les Américains ont appelé cela des Six-Word Story.

Ainsi se termine cet article sur les formes courtes.
Dites ce que vous en avez pensé en commentaires et n'hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux.

samedi 17 novembre 2018

Critique : L'Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen

La critique de la semaine sur Lectusical : L'Unité Alphabet.
L'Unité Alphabet est un roman à suspense de Jussi Adler-Olsen.

En quelques mots

L'Unité Alphabet est le service psychiatrique d'un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d'atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l'Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu'il a abandonné à l'Unité Alphabet et qu'il n'a jamais retrouvé. En 1972, à l'occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d'un passé plus présent que jamais.

jeudi 15 novembre 2018

mardi 13 novembre 2018

Pourquoi mon roman n'a-t-il pas été retenu par les éditeurs ?

Tout écrivain qui a envoyé son manuscrit aux éditeurs et qui a vu s'accumuler les courriers (ou emails) de refus s'est posé cette vaste question. A laquelle il n'y a pas qu'une réponse mais pléthore de réponses. Seulement, les réponses, on ne les a pas dans les courriers des éditeurs qui sont des lettres-types peu... humaines.
Moi-même ai été confronté à cela. C'est à chaque fois un coup dur. Vous avez la lettre dans la main. Vous tremblez comme une feuille. Une suée couvre votre front de quelques gouttes salées. Vous inspirez profondément et ouvrez l'enveloppe. Vous en extirpez la feuille de papier, la dépliez et commencez à la lire, plein d'espoirs... qui sont réduits à néant en quelques mots.
Alors, pourquoi votre roman a-t-il été refusé ? Voici quelques réponses.


Un synopsis bâclé

Les éditeurs croulent sous les propositions de manuscrit. Ils ne peuvent pas tous les lire. Ils se focalisent donc d'abord sur le synopsis. Qui doit être parfait pour attirer l’œil de l'éditeur. Si ce n'est pas le cas, votre manuscrit passera à la trappe. Il est donc impératif de proposer un synopsis nickel-chrome.
Relisez mon article sur le sujet.


Un livre non abouti

Mais un synopsis parfait n'est pas suffisant. Car, après, si le synopsis lui plait, l'éditeur lira quelques pages de votre prose. Qui doivent être elles aussi parfaites, bien écrites, prenantes. Malheureusement, vous ne savez pas quelles pages va lire l'éditeur. Alors, il faut que toutes vos pages soient parfaites. Ou du moins, presque parfaites (car tout éditeur vous fera réécrire des passages entiers). Si l'éditeur refuse votre livre après avoir lu quelques passages, il ne vous reste plus qu'une chose à faire : retravailler votre roman.


L'orthographe, bordel !

A moins qu'il s'agisse d'un autre problème : l'orthographe, le mal de ce 21ème siècle en France. Si votre texte est truffé de fautes d'orthographe, il y a de fortes chances que l'éditeur le jette à la poubelle.
J'ai publié plusieurs articles sur le sujet. Je vous laisse farfouiller sur le site. Allez faire un tour dans la rubrique Orthographe par exemple.


Un problème de sujet

Le sujet du livre peut aussi être un frein à l'acceptation de votre roman. Si le sujet a été traité des centaines et des centaines de fois et que l'éditeur ne trouve pas dans votre synopsis ou dans les quelques passages qu'il va lire ce que vous apporterez au sujet, il l'écartera d'office.
De même, il écartera les sujets tendancieux, qui pourraient lui causer des problèmes, judiciaires notamment (c'est lui qui prend une partie des risques en cas de procès). Sauf si vous êtes Zemmour, les éditeurs vous refuseront si vous tenez des propos racistes, sexistes ou autres.


Un problème de ciblage des éditeurs

Tous les éditeurs ne publient pas tous les types de livres. Chacun a plus ou moins sa spécialité. Il convient donc de parfaitement cibler les éditeurs. N'envoyez pas votre manuscrit composé de 10 nouvelles d'horreur à un éditeur qui ne publie pas de recueils de nouvelles ou ne publie que de la romance.
Relisez mes articles Envoyer votre manuscrit à un éditeur et Liste d'éditeurs : comment les contacter.


Un problème de timing

Dernier problème que je pointerai mais qui est plus subjectif : le timing d'envoi. Il y a des périodes plus propices à l'envoi de votre manuscrit que d'autres. En gros : il y a des périodes creuses et d'autres non. Et il vaut mieux cibler les périodes creuses.
D'après ce que j'ai trouvé sur Internet, elles concerneraient les mois de mars et de novembre. A proscrire : d'avril à septembre car les éditeurs sont focalisés sur les sorties littéraires de septembre. Ils s'occupent des livres qu'ils ont déjà sélectionné depuis des mois et ne s'occupent que de ça. Ils ont donc moins, pour ne pas dire pas, de temps à consacrer à votre manuscrit.

Voilà, je pense avoir fait le tour des problèmes les plus courants qui expliquent le refus de votre manuscrit par les éditeurs. Il n'en reste pas moins qu'il faut persévérer. Sans oublier qu'il y a l'auto-édition dont je parle souvent ici et par laquelle moi-même je passe pour mes romans.
Dites-moi ce que vous avez pensé de cet article et n'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux.